Pour Ingrid et le peuple colombien

Bonjour aux visiteurs

J'espère que ce blog vous plaira ! Il est dedié à Ingrid et à la Colombie. Il sera régulièrement mis à jour par rapport à ce qui se passe d'important en Colombie sur cette situation.

Nous sommes un petit comité en lorraine et nous espèrons de nouveaux volontaires pour nous aider ! si vous voulez en savoir plus sur notre association, contactez moi ! lagavroche@hotmail.com , si vous désirez des t-shirts, des badges, cartes postales singles ou le livre "la rage au coeur" d'Ingrid à petit prix, vous pouvez nous les demander à la meme adresse ci dessus, nous possedons un stock. L'argent servira pour nos futures actions en Lorraine.

ou tout du moins un peu de pub par rapport à ce blog pour nous faire connaitre. Merci d'avance pour l'attention que vous y avez porté !

Mardi 19 juin 2007
14/06/2007 - Cyberpresse.ca

L'ex-mari de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a estimé dans une interview parue jeudi que si des «preuves de vie» de la jeune femme n'étaient pas «rapidement» apportées par les Farc qui l'ont enlevée, ses proches seraient «réduits à penser» qu'elle est morte.

«Jusqu'à notre dernier souffle, on garde l'espérance de la vie. Mais nous sommes extrêmement inquiets. Si les preuves de vie ne nous sont pas apportées rapidement par les Farc, alors nous serions réduits à penser qu'Ingrid est décédée», a déclaré Fabrice Delloye au quotidien Le Parisien.

«Il n'y aurait plus de justifications à la croire vivante», a-t-il dit.

La guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) retient depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, ainsi que sa directrice de campagne Clara Rojas.

M. Delloye a mis en doute le témoignage d'un militaire colombien, ex-otage des Farc, qui s'est échappé et dit avoir été détenu pendant plus de deux ans avec Ingrid Betancourt. Il n'«aligne que des lieux communs» et n'évoque rien de récits personnels qu'aurait faits Ingrid, par exemple sur ses enfants, a relevé M. Delloye.

«Des émissaires sont partis» en Colombie, dont «des Français et des Suisses», dans le but d'obtenir des «preuves irréfutables» qu'elle est vivante, a ajouté l'ex-mari. «Il s'agit de nous fournir les réponses d'Ingrid à des questions très précises et personnelles, dont seule Ingrid connaît les réponses», a indiqué M. Delloye.

M. Delloye a salué «le courage invraisemblable» de ces émissaires et «le véritable engagement politique» du président français Nicolas Sarkozy, considéré selon lui par les Farc elles-mêmes comme «l'homme décisif pour trouver une solution humanitaire à cette affaire», selon lui.

À contrario, il a blâmé le pouvoir précédent, sous la présidence de Jacques Chirac. «Ce qui nous démolit le plus, mes enfants, le mari d'Ingrid et moi, a lancé M. Delloye, c'est que jamais le pouvoir politique français n'a mis la pression nécessaire sur le président (colombien Alvaro) Uribe», qu'il ne lui a jamais dit «de manière brutale +Maintenant ça suffit!».

La mère de l'otage, Yolanda Pulecio Betancourt, s'est elle dit «persuadée que (sa) fille est vivante», se référant au témoignage du militaire rescapé, mais croit «qu'il faudra sans doute encore du temps» avant sa libération.

«J'implore Nicolas Sarkozy d'intervenir pour empêcher (une) action armée. Ce qu'il faut, c'est un accord humanitaire», a-t-elle déclaré au Parisien, tout en remerciant chaleureusement le président pour «tout le mal qu'il se donne».

Le G8 a exhorté le 8 juin les Farc à accepter «une solution humanitaire».

La plus importante guérilla de Colombie (17 000 hommes) veut un accord sur un «échange humanitaire» de 500 de ses membres emprisonnés contre 56 personnalités otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mardi 19 juin 2007


14/06/2007 - Nouvel Obs

Fabrice Delloye annonce que des émissaires ont été envoyés en Colombie pour tenter d'obtenir des preuves de vie. Si tel n'est pas le cas, "alors nous serions réduits à penser qu'Ingrid est décédée", déclare-t-il.

L'ex-mari de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a estimé dans une interview parue jeudi 14 juin que si des "preuves de vie" d'Ingrid n'étaient pas "rapidement" apportées par les Farc qui l'ont enlevée, ses proches seraient "réduits à penser" qu'elle est morte.

"Jusqu'à notre dernier souffle, on garde l'espérance de la vie. Mais nous sommes extrêmement inquiets. Si les preuves de vie ne nous sont pas apportées rapidement par les Farc, alors nous serions réduits à penser qu'Ingrid est décédée", a déclaré Fabrice Delloye au quotidien Le Parisien.

"Il n'y aurait plus de justifications à la croire vivante", a-t-il dit.

La guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) retient depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, ainsi que sa directrice de campagne Clara Rojas.

Emissaires

Fabrice Delloye a mis en doute le témoignage d'un militaire colombien, ex-otage des Farc, qui s'est échappé et dit avoir été détenu pendant plus de deux ans avec Ingrid Betancourt. Il n'"aligne que des lieux communs" et n'évoque rien de récits personnels qu'aurait faits Ingrid, par exemple sur ses enfants, a relevé Fabrice Delloye.

"Des émissaires sont partis" en Colombie, dont "des Français et des Suisses", dans le but d'obtenir des "preuves irréfutables" qu'elle est vivante, a ajouté l'ex-mari. "Il s'agit de nous fournir les réponses d'Ingrid à des questions très précises et personnelles, dont seule Ingrid connaît les réponses", a indiqué Fabrice Delloye.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mardi 19 juin 2007


12/06/2007 - Le Monde diplomatique

S’il est une cause populaire en France, c’est bien celle de Mme Ingrid Betancourt, franco-colombienne prisonnière des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis le 23 février 2002. A quelques jours du premier tour d’élections législatives dont il espère une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, le président Nicolas Sarkozy s’est donc lancé dans une redoutable et noble mission : obtenir sa libération. Conversations téléphoniques répétées avec le chef de l’Etat colombien Alvaro Uribe, déclarations volontaristes, coups de menton, M. Sarkozy laisse accroire qu’il va ou peut réussir là où tous ont échoué. En tout cas, qu’il fait beaucoup plus, et beaucoup mieux, que le gouvernement précédent, et surtout que l’ancien premier ministre Dominique de Villepin. De quoi, dans l’instant, séduire l’électorat. Indépendamment du résultat.

De l’autre côté de l’Atlantique, quoi de plus bénéfique pour M. Uribe que cette magnifique et fructueuse relation franco-colombienne, à un moment ou, tant à l’intérieur de son pays qu’à l’étranger, il est de plus en plus critiqué, voire isolé ?

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2002, M. Uribe refuse catégoriquement la signature d’un « accord humanitaire » proposé par les insurgés pour échanger leurs 56 « prisonniers politiques » contre les guérilleros emprisonnés. Quelle surprise donc lorsque, le 11 mai, il annonce la libération unilatérale de centaines de rebelles emprisonnés, à condition qu’ils renoncent à la lutte armée. Et demande aux FARC de répondre à ce « geste de bonne volonté » en procédant à l’échange tant recherché.

A ce jour, quelque 170 « guérilleros » sont sortis de leurs établissements pénitentiaires. Mais plus d’une centaine d’autres, dénonçant un « rideau de fumée » du pouvoir, ont manifesté leur refus... d’être libérés. En tout premier lieu, le comandante Rodrigo Granda élargi le 4 juin, « à la demande du président Sarkozy », pour faire avancer le dossier des otages. Enlevé fin 2004 à Caracas, rapatrié clandestinement en Colombie, M. Granda est considéré comme le ministre des Affaires étrangères des FARC. Transféré contre sa volonté au siège de l’épiscopat colombien, il se considère toujours « comme un combattant de cette organisation (les FARC), qui n’accepte pas les conditions du gouvernement . » Malgré la carotte qui leur est tendue, moins de 200 guérilleros emprisonnés – sur environ 500 (version FARC) ou plusieurs milliers (version gouvernement) – se sont engagés pour l’heure à renoncer à la lutte armée. De quoi mettre en péril les effets médiatiques de cette spectaculaire « démobilisation ». D’après plusieurs avocats, des pressions sont exercées sur des syndicalistes ou des paysans incarcérés pour rébellion afin qu’ils se déclarent guérilleros et acceptent de participer à l’opération. Depuis leurs prisons, des membres des FARC dénoncent : un certain nombre de détenus transférés pour faire nombre n’appartiennent pas à l’opposition armée et sont de simples délinquants.

Sans doute mal informé, M. Sarkozy semble ignorer que le show spectaculaire auquel il prête son concours se terminera, sauf énorme surprise, par un échec cuisant. M. Uribe, lui, le sait. Les FARC exigent une zone démilitarisée dans les deux municipios de Florida et Pradera (800 km2) pour négocier avec le pouvoir l’échange humanitaire de prisonniers. Avec un but éminemment politique : grâce à ce face à face, être reconnus, de fait, comme bélligérants et sortir du statut de « terroristes » dans lequel les ont enfermés Washington et Bogotá après le 11 Septembre 2001. Et cet objectif, ils ne sont pas prêts d’y renoncer.

Mais alors, devrait se demander M. Sarkozy, à quoi rime ce « geste de paix » du président colombien ? Réponse (au cas où il manquerait de conseillers compétents) : M. Uribe doit de toute urgence dévier l’attention internationale du scandale de la « parapolitique » dans lequel il est chaque jour davantage empêtré. Ce scandale met en cause les criminelles alliances de la classe politique avec la mafia des narco-paramilitaires, qui bénéficient d’un processus de démobilisation déjà très controversé et critiqué par les organismes de défense des droits humains.

La justice colombienne examine plus de cent cas de collusion présumée entre les paramilitaires et des représentants de l’Etat. Elle met à jour les fraudes organisées par les uns et les autres lors des élections qui ont porté M. Uribe au pouvoir. La crise avait déjà fait chuter la ministre des Affaires étrangères Maria Consuelo Araujo. Douze députés et sénateurs – tous « uribistes » – sont actuellement sous les verrous. L’ancien directeur de la police politique (le Département administratif de sécurité ; DAS), M. Jorge Noguera, un proche du chef de l’Etat, pourrait rapidement regagner sa prison après en avoir été libéré par un expédient.

Dur mais correct ! M. Uribe ne pratique pas le « deux poids, deux mesures ». Puisqu’il libère d’un côté, et sans conditions, des guérilleros (ou assimilés) – pour obtenir un accord humanitaire ! –, il a annoncé que, de l’autre, il amnistiera les députés et sénateurs emprisonnés. En un mot, il prépare le terrain pour assurer l’impunité des délits et des crimes commis par les siens, éviter que les enquêtes n’avancent, et désserrer l’étreinte de la crise institutionnelle qui, peu à peu, se referme sur lui.

La manœuvre ne trompe pas grand monde. Sauf, peut-être, M. Sarkozy. Lequel a annoncé que, pour remercier le président Uribe de ses efforts pour obtenir la libération de Mme Betancourt, il plaidera la cause de la Colombie dans les instances internationales – à commencer par la réunion du G-8, en Allemagne. De quoi sortir M. Uribe de son isolement. Et, volontairement ou non, rendre service à M. George W. Bush à l’heure où, aux Etats-Unis, le Parti démocrate contrôle les deux chambres et se montre beaucoup moins amical à l’égard du président colombien.


Maurice Lemoine

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Mardi 19 juin 2007
11/06/2007 - El diario de Hoy

Fernando Araujo est resté kidnappé par la guérilla des FARC pendant six années dans la forêt colombienne. En décembre de l'année passée il a pu échapper de ses ravisseurs. Le président Uribe l'a nommé Ministre des Affaires Etrangères...

Vous avez été kidnappé par les FARC depuis décembre 2001 jusqu'à décembre 2006. Quel a été l'impact de ce drame sur votre vie ?

Être otage il m'a permis de contrôler ma vie de l'intérieur. J'ai énormément souffert. À travers cette douleur j'ai appris à comprendre beaucoup plus les autres. Je suis devenu plus solidaire avec mes camarades.

Qu'est-ce que cela signifie, être entre les mains dee preneurs d'otages ?

Être kidnappé, c'est quelque chose terrible. Pour commencer, on ne peut pas choisir les personnes avec qui on vit. Donc, le manque de liberté empêche de se projetter dans le futur, d'imaginer sa vie, de construire un projet. Mais au-delà des privations quotidiennes ce sont les humiliations à sa personne.

Or, on doit transformer ce drame en une opportunité. On doit revenir aux moments les plus importants de sa vie, méditer et s'éloigner spirituellement des choses qui, dans le fonds, ne sont pas indispensables.

Je considère que le plus important dans la vie, ce ne sont pas les circonstances dans lesquelles on se trouve, mais plutôt l'attitude qu'un adopte face à des circonstances extrêmement défavorables.

Comment se sont passés les premiers jours en captivité ?

Cela a été les moments les plus difficiles que j'ai vécus. Mon angoisse était terrible et elle n'a disparu que le jour où j'ai assumé dans ma chair et dans mon esprit ma condition d'otage. Je l'ai fait un mois après qu'un groupe des Forces Armées de Colombie (FARC) m'ait kidnappée.

Cette acceptation m'a donné la force que j'étais entièrement entre les mains de la guérilla.

À partir de ce moment, j'ai commencé à me construire des raison de combattre pour survivre.

Qu'est-ce que vous avez fait pour ne pas perdre votre calme ?

Je me suis fixé plusieurs objectifs. Le premier a été de vivre chaque jour avec intensité. Le deuxième, de tirer profit de cette situation tragique. Le troisième, de m'armer de patience et d'espoir.

Au lieu de me plonger dans la nostalgie, sentiment inévitable pour tout otage, j'ai fait une liste des bons moments que j'avais vécus, et j'ai trouvé beaucoup de raisons pour me maintenir en vie.

Au lieu de me plaindre de toutes les privations auxquelles j'étais soumis, j'ai gardé un sentiment de gratitude par toutes les bonnes choses qui m'entouraient.

Avez-vous eu des nouvelles de votre famille et de vos amis?

Oui. Mon épouse, mes parents, mes frères et mes amis m'envoyaient des messages à travers la radio. C'est pourquoi j'essayais de calmer mes inquiétudes et de me concentrer mon objectif principal : me soigner, veiller à ma santé.

L'amour et les messages de solidarité que me transmettaient la radio me donnaient la tranquillité et beaucoup de force. Je rêvaisdu jour où je reverrais ma famille et où je pourrais les embrasser à nouveau.

À la fin de ma captivité, cette dure expérience m'a aidé à grandir spirituellement.

Comment était la routine quotidienne ?

Cela dépendait des circonstances. Dans les zones de forêt, le mode de vie change avec le climat. On ne vit pas la même manière en été ou pendant l'hiver.

Cela vous paraîtra étrange, mais le climat provoque des changements dans les bruits, dans la végétation et jusque dans la chair. Il influence les rêves. Malgré toute une routine s'est installée.

Décivez-nous une de vos journées ?

Je me levais tôt, autour de quatre heures du matin. J'allumais la radio et il y avait un peu de sport. Je lisait un journal ou je discutais parlait avec un guérillero. J'accomplissait aussi un certain travail manuel.

Quels programmes de radio écoutiez-vous ?

J'écoutais Radio France Internationale (RFI), et c'est pourquoi j'ai commencé à comprendre les nouvelles en français. J'étaitsbien informé de la réalité mondiale. J'écoutais aussi la Deutchvelle, la radio d'Allemagne.

Vers les quatre heures de l'après-midi, je recherchais la BBC de Londres, pour améliorer mon Anglais. Puis, venait le repas autour de cinq heures. Je m'installais ensuite dans un hamac et je dormais.

Qui mangiez-vous?

Nous avions un régime à base de céréales. Parce que là où la guérilla me détenait, il n'y a pas d'énergie électrique pour conserver les aliments. Nous mangions des haricots et du riz. Quelques fois de la viande ou une soupe à base d'os. À d'autres occasions des pâtes. Nous mangions assez peu de fruits de la région.

Comment se passaient les relations avec vos ravisseurs?

Nous avons toujours eu une relation de respect. Il n'y a jamais eu tentative d'influencer mon idéal. Ils faisaient des efforts pour avoir des relations gentilles. Ils savaient que le kidnapping allait durer longtemps et que cette situation pouvait me causer des problèmes physiques et psychologiques. J'ai eu de la chance de ne pas tomber malade au cours des six années où j'ai été retenu captif.

Comment vivent les guérilleros dans les zones forestières?

J'ai été témoin d'un changement. Quand ils m'ont kidnappée en 2001, les guérilleros vivaient dans des conditions confortables : ils faisaient la fête, ils organisaient des barrages sur les routes, ils volaient, ils avaient un bon équipement de guerre et des véhicules tout-terrains.

Ils m'apportaient de l'eau en bouteilles, mais six années après la situation a changé de manière radicale :

Fini les festivités et les beuveries, elles ont été interdites pour garder la mobilisation.

L'eau que nous buvions alors provenait de sources sales et les repas ont commencé à être plus frustres; et à chaque fois il y avait des guérilleros qui mouraient ou qui désertaient.

Avez-vous eu des contacts avec d'autres otages?

Non, jamais. Je n'ai jamais été qu'avec des guérilleros.

Avez-vous eu des contacts avec les chefs des FARC ?

Oui. Durant les dernières années, avec le chef du Front 37, connu sous le pseudonyme de Martín Caballero.

Avez-vous su quelque chose de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui est encore kidnappé ?

Seulement en écoutant la radio. La région où ils me détenaient était une zone forestière dan,s le nord de la Colombie, elle est éloignée de la zone où nous croyons qu'est détenue Ingrid.

Si vous pouviez envoyer un message aux FARC, que seriat-il ?

Le message est très clair : ils doivent libérer les otages. Le kidnapping est un crime indigne contre l'humanité. Je crois que la Communauté internationale doit nous aider à les remettre en liberté. Particulièrement, la France qui devrait comprendre qu'on ne peut pas mettre sur le même pied le gouvernement colombien du président Álvaro Uribe et les FARC.

Quel message pourriez-vous envoyer à Ingrid Betancourt ?

Je suis sûr que c'est une femme très courageuse, qui assume sa situation d'otage avec un esprit positif.

Je lui dirais qu'elle doit garder l'espoir et maintenir ses convictions. Ce message s'adresse à tous les kidnappés : ils doivent essayer de tirer profit de leur situation difficile.

Est-il possible de libérer Ingrid Betancourt par la voie militaire ?

Je préférerais obtenir sa libération par un échange humanitaire. Mais je n'exclus pas une libération par d'autres moyens.

Sera-t-il possible de gagner la guerre en Colombie sans négociations ?

Oui, je le crois. J'ai connu des opérations militaires contre le groupe qui m'avait kidnappé qui les auraient détruits si elles avaient continué.

Grâce aux actions de l'Armée colombienne les FARC ont dû se retirer de zones qu'ils avaient sous leur contrôle.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Mardi 19 juin 2007

Raul Reyes, le numéro deux des FARC (marxiste), a affirmé que le président français Nicolas Sarkozy n'a jamais conclu d'accord avec la guérilla colombienne pour obtenir du président Alvaro Uribe la libération du chef guérillero Rodrigo Granda. Il a donné une interview à un journaliste colombien.

"Rien n'a été convenu entre le gouvernement français et nous (ndlr: les FARC) pour la libération de Granda", a déclaré le porte-parole de la guérilla au journaliste Lazaro Vivero.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), première guérilla de Colombie avec 17 000 hommes, réclament la libération par le gouvernement colombien de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.

"Ceux qui ont été sortis de prison sans signer de compromis avec le gouvernement, ont acquis le droit de retrouver la liberté (....) et ces guérilleros s'expliqueront de leur attitude devant leur hiérarchie", a estimé Raul Reyes.

"Le camarade Rodrigo Granda n'a jamais accepté aucune des exigences du gouvernement", a-t-il ajouté.

Le "ministre des Affaires étrangères" de la rébellion a été libéré le lundi 4 juin à la demande du président français Nicolas Sarkozy.

De son coté, le gouvernement colombien annonçait dans un décret publié le 6 juin avoir confié une mission de paix à Rodrigo Granda.

Le lendemain Rodrigo Granda assurait publiquement qu'il n'avait "pas trahi la dignité des FARC" et qu'il se considérait comme un "otage de l'Etat" colombien.

(ats / 12 juin 2007 02:4

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20070612024855451172194815700_brf008.xml

http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,3468359,00-sarkozy-aurait-pas-negocie-liberation-granda-.html
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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