Pour Ingrid et le peuple colombien

Bonjour aux visiteurs

J'espère que ce blog vous plaira ! Il est dedié à Ingrid et à la Colombie. Il sera régulièrement mis à jour par rapport à ce qui se passe d'important en Colombie sur cette situation.

Nous sommes un petit comité en lorraine et nous espèrons de nouveaux volontaires pour nous aider ! si vous voulez en savoir plus sur notre association, contactez moi ! lagavroche@hotmail.com , si vous désirez des t-shirts, des badges, cartes postales singles ou le livre "la rage au coeur" d'Ingrid à petit prix, vous pouvez nous les demander à la meme adresse ci dessus, nous possedons un stock. L'argent servira pour nos futures actions en Lorraine.

ou tout du moins un peu de pub par rapport à ce blog pour nous faire connaitre. Merci d'avance pour l'attention que vous y avez porté !

Mardi 19 juin 2007

06/06/2007 - Radio France : la revue de presse de Cécile de Kervasdoué, La Charente Libre

Les derniers événements en Colombie font l'objet aujourdhui de la revue de presse de Cécile de Kervasdoué sur Radio France, qu'elle intitule « Quand Sarkozy veut rapidement faire sensation sur la scène internationale »...

Le titre est ce matin dans le Guardian en Grande Bretagne qui explique : « en trois semaines le nouveau président français est parvenu à convaincre la Colombie de libérer des guérilleros... à rallier différents chefs d'état européen autour de son projet de réforme accélérée de l'Union Européenne ....et à faire du Darfour une priorité diplomatique !...On l'aura compris, dit le quotidien britannique… Nicolas Sarkozy qui se rend aujourd'hui au sommet du G8 veut faire la différence et le plus vite possible... C'est ainsi qu'il se consacre d'abord aux questions qui peuvent trouver une solution rapide... il délaisse le proche orient et l'Iran pour la Colombie qui peut lui apporter un regain immédiat de reconnaissance en France... afin d'obtenir la libération de la candidate franco colombienne anti corruption Ingrid Betancourt, il a donc demandé et obtenu hier du gouvernement colombien la libération de 56 guérilleros qui doivent servir de monnaie d'échange avec 60 otages détenus par les Farc (les forces armées révolutionnaires de Colombie)... il obtient ainsi une victoire sur le plan intérieur en France... mais conclut le Guardian reste à savoir si cette petite victoire sera transformée à l'international.

C’est vrai que c'est « un petit succès français sur le front des otages des Farc » titre ce matin le Temps en Suisse...

Un des chefs rebelles marxistes Rodrigo Granda a été libéré à la demande du président Sarkozy... afin d'obtenir un accord humanitaire entre Bogota et les Farc... accord que l'Espagne la France et la Suisse cherchent depuis des années...

Cette libération précise le Temps, a été demandée comme « un service » par le président français en échange officiellement de son soutien à la politique de fermeté de Bogota jusque dans les couloirs du G8... sauf que rien ne dit qu'elle permettra la libération des otages...écrit le quotidien suisse… car les Farc qui n'ont pas réagit officiellement donnent des signes peu encourageants... après avoir traité ces libérables de déserteurs, la guérilla a enlevé un commandant de police et a répété ses exigences: il n’y aura de libération des otages qu’avec le retrait des troupes gouvernementales d'une zone montagneuse de 200 km carrés dans le sud ouest du pays... un retrait que le président colombien refuse absolument... alors le temps conclut... rien ne sert donc pour l'instant de fanfaronner en France... l'accord humanitaire est toujours au point mort !

D'autant que Granda ne veut pas se laisser instrumentaliser... rajoute le Diario de Noticias au Portugal... tout en remerciant Nicolas Sarkozy de reconnaitre la légitimité de la guérilla Farc... il dit avoir été libéré "contre sa volonté" … il refuse de renoncer aux Farc comme c'est prévu dans ce processus de libération de ces 200 guérilleros... et surtout il rejette toute mission de médiation avec les Farc... en critiquant durement le président Uribe notamment pour l'implication de son gouvernement dans des affaires de corruption avec les narco-trafiquants

Et là où ça se complique encore …continue el Pais c'est que les pays voisins de la Colombie dont le Paraguay ont promis de tout faire pour obtenir l'arrestation et l'extradition de Granda reconnu coupable du meurtre de la fille de l'ancien président paraguayen... et le quotidien espagnol publie ce matin un portrait de ce Granda... le numéro deux des Farc à l'international, en précisant bien que l'homme de 57 ans a c'est certain du sang d'innocents sur les mains

Alors en Colombie l'affaire fait écrire les éditorialistes qui restent très perplexes

C'est comme si les fous avaient pris le pouvoir …titre el Tiempo... le processus de paix engagé par le gouvernement est un bazar incompréhensible... un jour le président veut bombarder les Farc... le suivant il libère des centaines de guérilleros ; un jour il les traite de bandits le lendemain il les relache pour faire plaisir au président français alors qu'il venait juste de dire qu'il prendrait ses décisions concernant la guerilla sans tenir compte des pressions internationales ... c'est à n'y rien comprendre

Mais si au contraire, c'est une manœuvre très fine et très habile du président Uribe ... écrit el Colombiano... d’abord parce qu'elle place la balle de l'accord humanitaire dans le camps de la guérilla qui doit maintenant répondre à ce geste d'apaisement apparent du gouvernement pour ne pas perdre sa légitimité...et puis poursuit le journal… dans le même temps cette manœuvre écarte l'attention des média d'une affaire qui embarrasse grandement le président colombien, à savoir son implications et celle de ses ministres dans des affaires douteuses liées aux paramilitaires d'extrême droite... tout d'un coup l'actualité colombienne change de visage, la question des paramilitaires et de la corruption est reléguée en dernières pages des journaux et l'on se met à parler de paix, d'accord humanitaire et de libération de prisonniers... de quoi faire oublier au moins à l'international, les graves atteintes dont souffre la démocratie colombienne dit le quotidien de Bogota … de quoi faire oublier que des membres de son gouvernement ont fait partie ou collaboré avec des escadrons de la mort responsables d'atrocités inacceptables... des escadrons précise l’article dont certains membres sont d’ailleurs en prison et attendent par la même occasion d’être libérés comme l’ont été les Farc... alors conclut el Colombiano... ce faisant le gouvernement qui ne regarde qu'à court terme parvient peut être à se sortir d'une situation embarrassante ... mais il est certes en train de planter et de cultiver les principales critiques et pressions dont souffrira la Colombie dans le futur.

Et pour les otages? S’interroge aussi la presse... et bien nous serons fixés dans quelques heures... écrit el Tiempo... peut être la manœuvre d'Uribe s'avèrera géniale parce que le gouvernement n'aura pas seulement contenté la France, il aura aussi libéré des centaines de personnes... Si le dénouement est heureux alors tant pis pour le magma mystérieux que nous vivons actuellement ... tant pis pour les manquements à la justice et à la vérité... l'histoire sera éternellement reconnaissante à notre président et au président français...

Oui, mais sinon?...si les otages ne sont pas libérés et que les Farc campent sur leurs positions? s'interroge encore el Tiempo... alors ce sera au contraire une catastrophe et le gouvernement devra reconnaitre son échec, il faudra enfin mettre ce problème de la guérilla colombienne dans des mains plus habiles et plus justes... celle de l'ONU par exemple ou celles d'une autre organisation internationale... mais surtout conclut l’article, surtout loin des mains de Monsieur Sarkozy!

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mardi 19 juin 2007

POUR LA REMISE EN LIBERTE IMMEDIATE DES ETUDIANTS ARRETES

France Amérique Latine a pris connaissance de l'entrée par les armes des forces colombiennes anti-émeutes (Escuadrón Móvil Antidisturbios, ESMAD) dans l'université du Cauca à Popayan, durant la nuit du 31 mai 2007, des blessures infligées à plusieurs étudiants, et de l'arrestation de seize d'entre eux sous l'inculpation de « terrorisme ».

Elle a immédiatement adressé une lettre de protestation à l'Ambassade de
Colombie en demandant plus particulièrement :

- la libération immédiate des étudiants emprisonnés,
- l'abandon des charges judicaires à leur encontre,
- le retrait des forces armées et policières de l'université du Cauca

Contact presse : Valérie TECHER
France Amérique Latine
Tél. : 06 77 77 77 34

* * * *

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Cette brutale répression a été ordonnée par le président colombien Alvaro Uribe Veléz alors que précisément le dialogue était recherché avec une sincère et ouverte volonté de négociation. Les forces anti-émeutes continuent d'assiéger l'université. L'ordre d'expulsion est valable pour toutes les enceintes universitaires du pays. De nouvelles interventions violentes de la part des forces de sécurité pourraient donc intervenir dans les heures à venir sur les campus, dans un contexte où de nombreuses universités colombiennes demeurent occupées par les étudiants en grève, rejoints par des enseignants et des parents d'élèves.

Depuis le 9 mai, des étudiants occupaient pacifiquement le « CLAUSTRO DE SANTO-DOMINGO», siège principal de l'Université du Cauca, où se trouve actuellement la Faculté de Droit, Sciences Politiques et Sociales et le siège administratif du campus universitaire. Cette occupation se déroulait dans le cadre des multiples mouvements de protestation pacifiques entrepris contre la privatisation du système universitaire et de la grève générale décrétée le 26 mai par les universitaires colombiens.

Depuis un mois, la Colombie vit en effet au rythme de mobilisations constantes, pacifiques et massives des étudiants universitaires, qui s'opposent à l'adoption au congrès du Plan National de Développement (PND), qui signifie la disparition des Universités Publiques. Actuellement, et pour des motifs semblables, qui trouvent dans le rejet du PND leur principale cause, la majorité des Universités Publiques sont en GRÈVE GÉNÉRALE d'ÉTUDIANTS, accompagnée par des assemblées permanentes de professeurs et travailleurs de l'éducation. Le 30 mai, une manifestation à Bogota a réuni 200.000 manifestants. Cette manifestation faisait suite à une marche de 4 jours, qui avait rassemblé 60.000 marcheurs (professeurs, étudiants et parents d'élèves) et traversé les villes de Tunja, Honda, Girardot et Villavicencio, rejoignant les 7 marches convoquées par la Fédération Colombienne des enseignants.

Il convient de signaler que les syndicalistes étudiants sont particulièrement visés par la répression.

A l'occasion d'une tournée effectuée en Europe en mars dernier, France Amérique Latine avait reçu à Paris, Diego Fernando MARIN RIOS, secrétaire général de l'ACEU. Cette organisation étudiante nationale, indépendante des partis, est présente dans 38 universités publiques et 15 universités privées. Lors de cette rencontre M. MARTIN RIOS avait pu expliquer de manière très détaillée ce qu'il qualifiait de « CRISE HUMANITAIRE DU SYNDICALISME ETUDIANT EN COLOMBIE » : ces derniers 18 mois ont été commis 8 assassinats ciblés de dirigeants estudiantins, une trentaine de menaces de mort ont été reçues, 10 étudiants ont été incarcérés et sont victimes de montages judiciaires, 20 ont été contraints à quitter leur lieu de vie et de militance face aux menaces de mort et pressions répétées exercées à leur encontre.

* * * *

A l'attention de Monsieur l'Ambassadeur de Colombie en France, Ambassade de Colombie,
22 rue de l'Elysée- 75008 Paris

Par Fax : 01 42 66 18 60

Paris, vendredi 1er juin 2007.

Monsieur l'Ambassadeur,

France Amérique latine vient d'être informée que dans la nuit du 31 mai 2007 les forces colombiennes anti-émeutes (Escuadrón Móvil Antidisturbios, ESMAD) ont
investi par la force l'UNIVERSITÉ DU CAUCA à POPAYÁN (en Colombie) occupée par des étudiants en grève depuis près d'un mois qui dénonçaient la privatisation du système universitaire. Il est à déplorer de nombreux blessés et l'arrestation de 16 étudiants sur le fondement de « terrorisme ». Parmi eux figurent trois
dirigeants de l'Association Colombienne des Etudiants Universitaires (ACEU) : Jaime Muñoz, Alfredo Apréz et Alejandro Vega.

France Amérique Latine, organisation de défense des Droits de l'Homme qui déploie une grande partie de son activité en direction de la jeunesse, dénonce l'investissement d'une université par la force et l'arrestation d'étudiants en grève sous l'inculpation de « terrorisme ».

Elle réaffirme sa préoccupation devant la criminalisation croissante des manifestations étudiantes et syndicales.

Elle demande au gouvernement colombien :
- la libération immédiate des étudiants emprisonnés,
- l'abandon des charges judicaires à leur encontre,
- le retrait des forces armées et policières de l'université du Cauca

Et plus généralement :
- l'arrêt immédiat de la répression à l'encontre des étudiants et de leurs organisations représentatives
- une enquête approfondie sur les assassinats de militants du syndicalisme étudiant,
- le respect du syndicalisme étudiant

Nous vous saurons infiniment gré de transmettre nos vives préoccupations à votre gouvernement et de nous tenir informé des suites réservées à notre requête.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur l'Ambassadeur, nos respectueuses
salutations,

Sophie Thonon Wesfreid
Présidente Déléguée de France Amérique Latine

http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 30 mai 2007

NOUVELOBS.COM | 29.05.2007 | 12:35


Une opération de l'armée colombienne pour libérer l'otage des Farc aurait échoué il y a une quinzaine de jours, le camp ayant été retrouvé vide.


Une tentative de libération d’Ingrid Betancourt a avorté il y a une quinzaine de jours, selon une information diffusée par RTL mardi 29 mai.
L’armée colombienne aurait tenté de libérer l’otage franco-colombienne depuis 2002 des Forces armées révolutionnaires de Colombie, les Farc, une quinzaine de jours plus tôt.
Début mai, les écoutes des communications radios des Farc révèlent une information rare : "un otage est en fuite dans la jungle".
"Après l'évasion d'un de ses compagnons de détention, John Frank Pinchao, l'armée a voulu profiter des informations de ce co-otage de la franco-colombienne pour monter une opération", affirme RTL. L’armée se serait rendue dans le camp d'où l’ex-otage avait réussi à s’échapper, près de la frontière brésilienne. Arrivée sur place, l’armée a constaté qu’il n’y avait plus personne. "L'opération, montée contre l'avis de sa famille et de l'Etat français, a donc échoué", poursuit RTL.

Ni la famille, ni la France n'ont été prévenues

Le mercredi 16 mai, l’armée colombienne intercepte John Franck Pinchao, un policier enlevé huit ans et demi plus tôt, qui a réussi à échapper à ses ravisseurs après un périple de deux semaines à ramper et nager dans la jungle. John Franck Pinchao révèle que plusieurs autres otages dont Ingrid Betancourt était détenus dans le même camp que lui.
Une opération militaire pour tenter de les sauver est alors lancée dans les heures qui suivent. Le président colombien Alvaro Uribe, qui s’est toujours dit favorable à l’option militaire sur la question des otages n’aurait prévenu ni l’ambassade de France, ni la famille Betancourt, selon un officiel chargé du dossier Betancourt.
Sur les indications de John Frank Pinchao, des commandos partent en direction de la frontière brésilienne, près de Mitu, mais le camp d'Ingrid Betancourt est retrouvé vide.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20070529.OBS9202/bogota_aurait_tente_de_libereringrid_betancourt.html
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 30 mai 2007
28/05/2007 - Libération

Le président colombien Alvaro Uribe a confirmé vendredi qu'il comptait sortir de prison « tout ou partie» des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), le groupe qui détient Ingrid Betancourt et cinquante-cinq autres otages politiques et militaires. Une première phase de regroupement des détenus débutera «avant le 7 juin» . L'annonce semble positive pour les otages : les Farc exigent précisément la libération de tous leurs prisonniers pour les relâcher.

Uribe a couronné ainsi une semaine d'agitation diplomatique. Son haut-commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo, a été reçu à Paris par Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite entretenu par téléphone avec son homologue colombien pour la deuxième fois depuis son investiture. Le directeur de l'hebdomadaire communiste Voz, Carlos Lozano, qui maintient des contacts avec les Farc, se trouvait lui aussi à Paris. Enfin, un porte-parole guérillero a souhaité mardi que les « bons offices » de Sarkozy soient « décisifs » pour parvenir à une solution,.

Mais Astrid Betancourt, la soeur de l'otage, refusait samedi de «s'emballer». «Il y a eu tellement d'espoirs qu'à chaque fois, je suis tombée de haut.» En décembre 2004, vingt-trois combattants des Farc avaient déjà été officiellement graciés, sans suite pour les pourparlers. La guérilla a traité la dernière proposition «d'écran de fumée », et maintient une exigence qu'Uribe rejette : le retrait des troupes de deux municipalités andines pour y entamer les négociations. Personne ne sait par ailleurs qui seraient les guérilleros relâchés, et Alvaro Uribe a aussi parlé d'utiliser la force pour libérer Ingrid Betancourt et ses compagnons. Le projet de libération du gouvernement pourrait aussi inclure des chefs de milices paramilitaires d'extrême droite emprisonnés, pour la plupart alliés d'Alvaro Uribe. Pour le sénateur d'opposition Gustavo Petro, le seul but des dernières annonces serait de « libérer les amis du Président» .

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Mercredi 30 mai 2007
27/05/2007 - Nouvel Obs

Un journal colombien révèle que le gouvernement préparé quatre listes de guérilleros susceptibles d'être libérés de prison.

Le quotidien el Tiempo a révélé dimanche 27 mai que le gouvernement colombien a préparé quatre listes de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) susceptibles d'être libérés de prison.

Toutefois, indique le journal, la grande majorité des détenus qui ont reçu en prison des directives du secrétariat des FARC, ne sont pas disposés à accueillir favorablement la proposition du président Alvaro Uribe.

Vendredi le chef de l'Etat avait annoncé que son gouvernement était prêt à faire sortir de prison un groupe de rebelles, le 7 juin, "à condition qu'ils déposent les armes" et ne soient pas condamnés pour des "crimes contre l'humanité".

Seules 40 sont des vrais membres des FARC

Le Tiempo a eu accès à l'une de ces quatre listes de 400 noms chacune et souligne que depuis trois semaines le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo a multiplié les contacts dans les prisons où sont détenus les rebelles.

Plusieurs détenus ont indiqué que le gouvernement avait imposé comme conditions "la démobilisation", mais également la dénonciation des hommes politiques et des hommes d'affaires qui ont eu des contacts avec la guérilla.

"La proposition de libération est parvenue aux prisonniers, mais ils sont peu nombreux à l'accepter", affirme Gonzalo Gimenez, un avocat des FARC.

"Dans cette liste il n'y a que 40 personnes qui sont vraiment des membres des FARC, des gens formés par l'organisation", a déclaré pour sa part un détenu.

Uribe a sorti "une colombe de son sombrero"

De son côté, l'éditorialiste de l'hebdomadaire Cambio, Maria Elvira Samper, affirme que le président Uribe, qui répète régulièrement que les guérilleros condamnés pour des crimes ne seront pas libérés, a sorti "une colombe de son sombrero". "Avec son initiative improvisée, écrit-elle, Uribe ignore que seuls 3% des guérilleros emprisonnés pour des délits politiques sont passibles d'une amnistie et que la majorité d'entre eux sont accusés ou condamnés pour des crimes contre l'humanité".

Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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