Pour Ingrid et le peuple colombien

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J'espère que ce blog vous plaira ! Il est dedié à Ingrid et à la Colombie. Il sera régulièrement mis à jour par rapport à ce qui se passe d'important en Colombie sur cette situation.

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Mercredi 30 mai 2007
27/05/2007 - 7 sur 7

Astrid Betancourt, la soeur de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla marxiste des FARC depuis 2002, a déclaré samedi à Avoine (Indre et Loire) qu'elle "ne veut pas s'emballer" à la suite des récentes ouvertures du président colombien Alvaro Uribe.

Partisan de l'option militaire afin de libérer les otages, parmi lesquels Ingrid Betancourt, M. Uribe a créé le 12 mai la surprise en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison. Il a annoncé vendredi à Bogota que son gouvernement libérera ou sortira de prison avant le 7 juin un groupe de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Astrid Betancourt qui parlait lors d'une Assemblée Générale des Fédérations des Comité Ingrid Betancourt, regroupant quarante comité français, des comités français et néerlandais, a déclaré à la presse: "Il y a eu tellement d'espoirs (de libération) qu'à chaque fois je suis tombée de haut. Je ne veux pas m'emballer", a-t-elle dit. "Je pense que les FARC (Forces Armée Révolutionnaires de Colombie) en ont assez des otages pour des raisons surtout matérielles et parce que le gouvernement colombien pense qu'il a une carte à jouer au niveau interne et international".

Astrid Betancourt a par ailleurs indiqué qu'elle considérait l'arrivée au pouvoir en France de Nicolas Sarkozy comme "une signe positif" car "il veut des résultats positifs" (dans ce dossier). La France a évidemment un rôle de médiation a jouer et un lien de confiance s'est établi entre les présidents Uribe et Sarkozy qui a le pouvoir de prendre des initiatives", a jouté la soeur d'Ingrid Betancourt.

Nicolas Sarkozy s'est directement impliqué dans ce dossier depuis son arrivée au pouvoir début mai. Vendredi, il a eu "une longue conversation téléphonique" avec Alvaro Uribe sur le sort d'Ingrid Betancourt. M. Sarkozy a reçu la famille d'Ingrid Betancourt deux jours après son investiture et a fait de la libération d'Ingrid une priorité. Samedi, lors de la réunion d'Avoine, le responsable de la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme) pour l'Amérique Latine, Luis Guillermo Perez, a pour sa part évoqué un "moment historique pour un accord humanitaire (entre les FARC et le gouvernement colombien).

Le président Uribe est très fortement critiqué pour avoir laissé impunis des crimes des paramilitaires (opposés aux FARC - ndlr). Le président Uribe a besoin d'une certaine légitimité", a-t-il ajouté. Le responsable de la FIDH a, pour ce qui est du principal mouvement de guérilla colombien, expliqué qu'il "y a une telle pression internationale, que les FARC doivent prendre des précautions avec leurs otages". M. Guilermo Perez a par ailleurs exprimé l'espoir qu'un accord humanitaire entre les FARC et le gouvernement de Bogota soit "passé avant la fin de l'année".

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 30 mai 2007

26/05/2007 - Semana

Le policier John Frank Pinchao Blanco a relaté certains détails inédits sur les difficiles conditions de santé dans lesquelles survivent les otages des FARC. Certains ne résistent pas aux virus et aux épidémies, tel le Major Guevara, mort dans la maquis, et dont le corps, après un an, n’a toujours pas été restitué à la famille.

Une semaine après la fuite de John Pinchao, kidnappé par les Farc, ses déclarations continuent à surprendre le pays et préoccuper les proches des otages encore aux mains des guerilleros.

À 9h45, ce mardi, M. Pinchao est sorti de l'Hôpital de la Police en habit de gala et a donné une conférence de presse dans laquelle il a livré davantage de détails sur sa captivité ainsi que sur l'état de santé de beaucoup de ses compagnons kidnappés depuis des années par les subversifs.

Pinchao raconte que, dans les premiers temps de sa captivité (entre 1998 et 1999), tous les otages étaient soignés par des médecins professionnels. "Je ne sais pas d'où ils les sortaient, s'ils faisaient partie de la guérilla ou emmenés de force d’un quelconque hôpital. Mais depuis six ans, ce sont les guerilleros eux-mêmes qui faisaient office d'infirmiers, guidés par des cahiers d'instruction (...) avec le temps et l'expérience qu'ils acqueraient, ils devinaient ce que nous avions et improvisaient des médicaments pour nous traiter ".

Aucun otage n’a échappé aux maladies tropicales, aux virus qui requièrent un traitement aux antibiotiques ou à une aggravation des symptômes de maladies dont ils souffraient déjà avant le kidnapping. Il y a un an, le Major Julian Ernesto Guevara a été la première victime du manque de soins dans lequel se trouvent les otages. Les Farc ont expliqué qu’il est décédé d’"une maladie inconnue".

Peu à peu, Pinchao a livré des informations sur les maux dont ont souffert chacun des kidnappés.

Le Major Guevara, par exemple, a été victime de plusieurs attaques "qui le laissaient comme mort". Mais le Caporal William Pérez, un infirmier de l'Armée également kidnappé, était chargé de le réanimer chaque fois qu'il retombait. Quand Guevara est décédé, Pinchao n'était pas avec lui, mais il en a vu assez pour conclure que " la guérilla a laissé mourir mon supérieur".

L’Américain Mark Gonsalves souffrait d’une hépatite quand Pinchao s'est enfui. Tom Howes a des problèmes de tension, mais il se soigne en faisant de l’exercice. Le sénateur Jorge Eduardo Gechem a des problèmes de tension et ils lui ont apparemment donné sept comprimés « préinfarctus ». Le colonel Luis Mendieta ainsi que le major Enrique Murillo souffrent de problèmes rénaux. La sénatrice Consuelo González de Perdomo souffre de problèmes de tension. L'intendant Carlos José Duarte a des problèmes gastriques. Le sergent José Marulanda souffre des genoux. Le capitaine Juan Carlos Bermeo a des boutons inexplicables sur la peau et "regarder vers le haut provoquent des vertiges, voire des évanouissements", dit Pinchao. Le sénateur Luis Eladio Pérez contrôle un diabète avec des morceaux de sucre sous la langue.

Un jour la guérilla leur a apporté des revues ; parmi celles-ci, des exemplaires de « Sélections » qui donnaient des conseils pratiques sur l’automédication et les effets placebos. "Ils expliquaient là que par l’automédication, le corps pouvait produire une substance qui faisait les effets d’un médicament. Tous, nous utilisions cette méthode pour nous traiter nous-mêmes ", se rappelle l'intendant Pinchao.

Clara et Emmanuel

Comme si la captivité, la maladie, la pression des Farc et les dangers de la forêt ne suffisaient pas, la tragédie de la séquestration pour Clara Rojas, bras droit d'Ingrid Betancourt, est plus amère encore de par le traitement que la guérilla lui impose ainsi qu’à son fils Emmanuel, qui pourrait avoir aujourd'hui 3 ans.

Selon le témoignage de John Frank Pinchao, le bébé est né dans une maison de planches avec, au-dehors, un treillis de barbelés sur les murs et le toit. La dernière fois que Pinchao se rappelle avoir vu la mère et l'enfant date d’il y a environ deux ans. "Quand il y avait des déplacements, on ne lui laissait pas l’enfant, ils la laissaient le voir de temps en temps mais c’est la guérilla qui s’en occupait (...) Clara en souffrait beaucoup et l'appelait à grands cris que l’on pouvait entendre de tous côtés", dit-il.

Récemment, quand Pinchao a eu l'occasion de parler avec les otages Américains, ceux-ci lui ont confié leur résignation à devoir attendre quatre années de plus dans la forêt un accord humanitaire, car ils sont conscients qu'avec l'actuel gouvernement cela ne se réaliserait pas.

«A ce moment-là, je me rappelais d'un commerçant parlant de personnes qui rejoignaient l’Argentine à vélo en trois mois et je me demandais pourquoi moi, je ne pourrais pas marcher et atteindre au moins la frontière (avec le Vénézuéla)", a déclaré le policier en conférence de presse. Il a en outre ajouté que les Farc n'étaient pas intéressés par l'échange humanitaire parce qu'ils ont toujours placé en priorité le dégagement d’une zone démilitarisée.

Quand, le 16 mai dernier, l'intendant Pinchao a recouvré la liberté après huit ans et demi de captivité, beaucoup d'idées lui sont passées par la tête. "La première chose que j’ai dite à mon capitaine, celui qui m'a retrouvé, a été que je voulais que personne ne soit informé, pas même ma maman. Je voulais me proposer pour sauver ceux qui étaient restés là-bas", a dit le policier, admettant qu’il ne pouvait imaginer l'accueil et le bouleversement qu’a suscités sa liberté.

Malgré la malnutrition sévère dont souffre Pinchao et qui le contraignent à un régime spécial, pour la première fois depuis neuf ans, il a pris son repas préféré dans la maison de sa mère : riz et poulet.

Et ce soir, vu les menaces qu’il a déjà reçues pour s'être enfui, il dormira dans une des maisons de la Police, tout en projetant des vacances à la mer en compagnie des siens.

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par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 30 mai 2007
25/05/2007 - Le Monde

"Le 7 juin, je dois avoir libéré (des guérilleros) des FARC dans l'ensemble ou partiellement. Si ce n'est pas possible, je les transférerai dans un autre endroit qu'une prison", a déclaré Alvaro Uribe, vendredi 25 mai. Enigmatique, le président colombien a invoqué pour ce geste une "raison d'Etat" qu'il n'a pas voulu dévoiler. Des déclarations qui surviennent alors que Paris a relancé les initiatives visant à libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, qu'un policier, récemment échappé des camps des FARC, indique avoir longtemps côtoyée.

Une source proche de la présidence, qui a requis l'anonymat, a indiqué que la proposition de libération unilatérale d'Uribe doit auparavant passer par une procédure judiciaire. Or, une telle procédure"est longue et rend impossible une libération ou sortie de prison à la date du 7 juin", précise Luis Eduardo Cifuentes, un ancien magistrat de la Cour suprême.

Partisan d'une opération militaire pour libérer les otages, M. Uribe avait surpris, le 12 mai, en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison, un "geste de bonne volonté" appelant les rebelles à agir de la même manière. Il a ensuite demandé à son administration de rechercher les moyens légaux pour libérer de manière unilatérale des rebelles des FARC actuellement emprisonnés, avec pour condition que ces libérés ne reprennent pas leurs activités au sein de la guérilla."Nous ne voulons pas faire le jeu d'Uribe en parlant de sa farce de libération de 300 guérilleros avec laquelle il prétend dresser un nouvel écran de fumée", a réagi cinq jours plus tard Raul Reyes, porte-parole des FARC.

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Mercredi 30 mai 2007
25/05/2007 - RTL.be

Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a déclaré que le gouvernement colombien estimait "adéquat" l'accord donné par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) pour rencontrer un émissaire français et négocier un échange de prisonniers.

"Il me semble adéquat que les FARC se montrent favorables à un espace (de négociations) et se disent disposés à parler avec l'envoyé français pour faire avancer cette initiative", a dit le chef de la diplomatie colombienne lors d'une conférence de presse.

Le président colombien Alvaro Uribe avait prôné la semaine dernière l'option militaire au détriment de la négociation pour libérer les otages. Les FARC décident donc de calmer le jeu, en acceptant cette rencontre.

Dans un communiqué de leur numéro deux Raul Reyes, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (guérilla marxiste) ont demandé jeudi au président français Nicolas Sarkozy d'intervenir en faveur de la création d'une zone démilitarisée pour négocier un échange de prisonniers, notamment d'Ingrid Betancourt.

En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables posées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'ici.

Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

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Mercredi 30 mai 2007
24/05/2007 - Libération

Mardi matin, comme chaque semaine, une vingtaine de proches d'otages ont sorti leurs banderoles à quelques mètres du Parlement colombien. Sur les affiches portées par des mères, soeurs ou pères de policiers et soldats détenus depuis parfois huit ou neuf ans par la guérilla, un mot d'ordre : «Non à la libération à feu et à sang !» «Une opération militaire pour libérer nos proches, ça veut dire leur mort immédiate», juge la porte-parole des manifestants, Marleny Orjuela.

Risques. Comme elle, la majorité des familles d'otages ­ dont celle de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ­ ont été choquées par les dernières déclarations du président colombien. Le conservateur Alvaro Uribe a ordonné vendredi d'intensifier l'offensive militaire pour libérer les otages des campements des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). «Messieurs les généraux, nous allons sauver Ingrid Betancourt !» a-t-il exigé devant la troupe. Plus tôt, le commandant en chef de l'armée, le général Freddy Padilla, annonçait que ses hommes allaient exploiter les informations fournies par John Frank Pinchao ­ l'otage policier évadé et retrouvé mercredi dernier, après avoir, selon lui, partagé presque trois ans de captivité avec la Franco-Colombienne. Pinchao lui-même a pourtant rappelé les risques d'une attaque : les guérilleros «nous disaient qu'ils ne laisseraient pas l'armée nous libérer vivants».

Déjà, en mai 2003, les Farc ont abattu dix de leurs otages alors que l'armée tentait d'encercler un de leurs camps. En France, la déclaration d'Alvaro Uribe a été perçue par Mélanie Delloye, fille de l'ex-sénatrice Ingrid Betancourt, comme un «affront» à Nicolas Sarkozy, à qui le président colombien avait parlé la veille au téléphone. La position du Colombien ­ qui s'est dit depuis «réceptif» aux propositions françaises ­ est pourtant connue : il avait déjà ordonné une opération militaire en novembre, et rappelle cette consigne régulièrement. A Bogotá, l'influence de la France ­ «opposée à toute action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des otages», selon le quai d'Orsay ­ est secondaire par rapport à celle des Etats-Unis, plus guerriers et qui viennent de fournir à la Colombie plus de 4 milliards de dollars d'aide essentiellement militaire.

Alvaro Uribe a bien autorisé la formation par Paris, Berne et Madrid d'une commission chargée de rapprocher les parties. Mais elle se heurte à un désaccord de fond. Depuis sa première élection, en 2002, Alvaro Uribe rejette la condition sine qua non posée par les Farc : le retrait de l'armée d'un territoire de 800 km2. La guérilla veut négocier dans ce secteur montagneux, et nulle part ailleurs, l'échange de ses 55 otages politiques et militaires, comme Ingrid Betancourt, contre leurs 500 combattants prisonniers. «Nous ne démilitariserons pas un millimètre carré pour ces bandits», a encore répété vendredi le président colombien. Son prédécesseur, Andrés Pastrana, l'avait fait, entre 1999 et 2002, mais les négociations n'avaient jamais abouti...

Hélicoptères. L'option armée a reçu l'appui d'un ex-otage, Fernando Araujo, échappé le 31 décembre au milieu d'un combat, et aujourd'hui ministre des Affaires étrangères. «Sans l'offensive militaire, je n'aurais pas pu m'échapper», a-t-il estimé. Le policier évadé John Frank Pinchao témoigne que parmi les otages «les avis divergent quant à une opération militaire». Lui-même hésitait quand son campement était survolé par des hélicoptères militaires. «Je me disais : "Si je m'en sors, parfait. Sinon, ma famille aura enfin la certitude d'un enterrement, plutôt que continuer dans l'incertitude de l'enlèvement."»

Dans sa dernière «preuve de vie», une vidéo diffusée en août 2003, Ingrid Betancourt elle-même demandait à l'armée d'engager une expédition «minutieuse» pour permettre sa libération. «Une opération doit être réussie ou ne pas être», précisait-elle. C'est toute la question : le campement où elle se trouvait avec John Frank Pinchao quand il s'est évadé était situé au coeur de la forêt amazonienne, qui couvre en Colombie près de 300 000 km2, limitrophes du Brésil, du Pérou et de l'Equateur. Les guérilleros s'y camouflent facilement. Là, il est «impossible de garantir une opération à 100 %», a tranché un général en retraite.

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par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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