Pour Ingrid et le peuple colombien

Bonjour aux visiteurs

J'espère que ce blog vous plaira ! Il est dedié à Ingrid et à la Colombie. Il sera régulièrement mis à jour par rapport à ce qui se passe d'important en Colombie sur cette situation.

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Mercredi 30 mai 2007
24/05/2007 - Le journal du dimanche, Reuters

Une centaine de personnes se sont mobilisées mercredi à Paris pour réclamer la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis 63 mois des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

A l'initiative de son comité de soutien, une marche a débuté peu après 18h sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame et s'est rendue devant l'Hôtel de ville, à moins d'un kilomètre de là.

Plusieurs personnalités étaient présentes comme le chanteur Yves Duteil, le metteur en scène Robert Hossein, le comique Rafael Mezrahi ou l'ancienne otage en Irak Florence Aubenas.

Sur une tribune, devant un immense portrait d'Ingrid Betancourt, un membre de son comité de soutien a déclaré : "Les citoyens ont le pouvoir de faire bouger les choses jusqu'en Colombie".

Le fils d'Ingrid Betancourt a dit à Reuters : "le gouvernement de M. Sarkozy est déterminé à faire libérer ma mère, il y a une véritable volonté politique".

"On est à un tournant, on peut espérer faire libérer les 3.000 otages et maman", a-t-il ajouté.

Les manifestants ont insisté pour que la libération d'Ingrid Betancourt ne passe pas par une opération militaire.

Anne Hidalgo, première adjointe du maire socialiste de Paris Bertand Delanoë qu'elle représentait, a déclaré que "la mobilisation est un devoir". "Nous sommes là déterminés", a-t-elle ajouté, rappelant qu'Ingrid Betancourt était citoyenne d'honneur de la ville de Paris.

Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, a adressé un message au président colombien Alvaro Uribe lui demandant d'"avoir le courage de faire un geste significatif pour que les Farc comprennent que les choses peuvent évoluer dans le bon sens".

Un policier colombien qui s'est récemment évadé d'un camp des Farc a affirmé ces derniers jours dans la presse qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement de faveur et était "le plus grand ennemi" de la guérilla colombienne.

La famille d'Ingrid Betancourt a été reçue vendredi dernier par Nicolas Sarkozy.

Mardi, il a rappelé à un envoyé spécial du président colombien que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage. Jeudi dernier, il avait déjà évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe.

Le lendemain, Alvaro Uribe avait ordonné à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Samedi, le président colombien a promis de tenir compte de la position française.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 30 mai 2007


23/05/2007 - Cyberpresse, El Universo

La Franco-colombienne Ingrid Betancourt est «le plus grand ennemi» de la guérilla colombienne des FARC qui la retient en otage depuis plus de cinq ans, a affirmé l'ex-otage John Frank Pinchao Blanco récemment évadé, dans un entretien au magazine Paris-Match à paraître mercredi.

Interrogé pour savoir si Ingrid Betancourt avait des «relations amicales» avec les guérilleros, le sous-officier de police Pinchao Blanco, qui était détenu avec 12 autres otages dont Ingrid Betancourt avant son évasion fin avril, a répondu: «Absolument pas! Elle est même le plus grand ennemi des guérilleros.»

«Elle leur parle durement. Elle n'hésite pas à les affronter», a ajouté le sous-officier qui dit avoir passé deux ans et neuf mois avec Ingrid Betancourt, précisant qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement particulier et répétant que l'ancienne candidate des Verts à la présidentielle était enchaînée la nuit comme les autres.

Les guérilleros «la traitent comme les autres, c'est-à-dire mal, et parfois plus brutalement encore, précisément en raison de son énorme force de caractère», a affirmé le policier, interrogé à l'hôpital où il est soigné pour déshydratation, après avoir passé 17 jours dans la jungle amazonienne.

Pour lui, Ingrid Betancourt est «une leader naturelle», «intelligente, astucieuse». Il la considère aujourd'hui «comme une amie», qui lui a appris le Français pendant leur captivité.

Il a confirmé avoir croisé «il y a plus de deux ans» Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et l'enfant qu'elle a eu avec un guérillero.

Ingrid Betancourt fait partie des 56 otages que la guérilla marxiste des FARC entend échanger contre 500 de ses hommes emprisonnés.

Après s'être prononcé en faveur d'une action par la force, le président colombien Alvaro Uribe s'est dit samedi «réceptif» aux propositions du nouveau président français Nicolas Sarkozy, sans plus de précisions. Paris et la famille d'Ingrid Betancourt se sont dit opposés à une action par la force qui pourrait mettre en danger la vie des otages.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mardi 22 mai 2007

21/05/2007 - El Tiempo

Le subintendant John Frank Pinchao a révélé que les guérilleros se sont montrés irrespectueux avec Íngrid Betancourt, qu'ils la punissaient et que les trois Américains n'avaient pas été enchaînés.

Pinchao a réussi à s'enfuir après neuf années de captivité.

Il a affirmé que les trois Américains kidnappés recevaient un traitement différent dans la forêt parce que, alors que les politiciens et les militaires colombiens étaient enchaînés par paires pour dormir, eux ne l'étaient pas.

"Ils ne les gardaient pas enchaînés parce qu'ils disaient qu'ils n'avaient fait aucune tentative de fuite, ni rien d'autre. Jusqu'à mon départ, ils ne les maintenaient pas enchaînés ", a-t-il raconté en décrivant le traitement réservé par les guerilleros aux trois Américains Keit Stansell, Tom Howes et Marc Gonsalves,qui souffre d'hépatite.

Et il a ajouté que par contre le sénateur Luis Eladio Pérez, qui est malade, ainsi qu'Íngrid Betancourt, qui avait essayé de s'échapper cinq fois, étaient eux enchaînés.

Pinchao a fait ces déclarations dans la seule interview qu'il a donnée (mercredi il a donné une courte conférence de presse au Palais) au Secrétariat de Presse de la Présidence.

Il n'y avait pas de consensus sur le sauvetage militaire

Dans ses déclarations, Pinchao a révélé que pendant les premiers mois de détention, il pensait que cela n'allait pas durer longtemps, mais qu'ensuite avaient commencé à passer les semaines, les mois, puis les années... et ils se sont alors rendu compte que cela allait durer.

Sur la possibilité d'un sauvetage militaire, il y avait beaucoup de discussions entre les 13 kidnappés parmi lesquels il se trouvait. "Un jour l'un pensait qu'un sauvetage était bon, mais le jour suivant que ce serait mauvais... on passait d'une position à l'autre (...) nous savions qu'une opération de sauvetage signifierait la mort pour les kidnappés (...) mais je me disais, s'il y avait un sauvetage et que j'avais de la chance, je pourrais m'en sortir vavant ; sinon, au moins ma famille aurait la certitude d'un cadavre plustôt que l'incertitude d'un kidnapping indéfini ".

'Ils ont été irrespectueux avec Íngrid '

Une des stratégies qu'avait la guérilla pour qu'ils ne s'échappent pas était de leur enlever les bottes. "Ils nous l'enlevaient dans le périmètre où nous étions (...) j'ai attrapé des micoses depuis neuf ans, et à ce jour je n'ai pas pu m'en débarasser, je vais voir si cela va s'arranger maintenant".

Aussi, ils les enchaînaient toute la journée comme punition. "Íngrid a aussi fait l'objet (de punitions), parce que les guérilleros lui manquaient de respect et cela la mettait en colère; alors elle voulait se faire respecter et cela lui valait des représailles - comme de rester enchaînée pendant 24 heures".

Il a rappelé qu'il avait été informé du décès du major Guevara, qui était dans un autre camp, par radio. "Ils l'ont laissé mourir".

Durant toute la durée de sa captvité, Pinchao a lu quelque cent livres et la Bible. "Ils nous avaient dernièrement obtenu dix petits livres et nous en lisions trois par jours".

De la coexistence avec ses compagnons de kidnapping, il raconte qu'un des étrangers lui enseignait comment fonctionnait un avion et qu'un autre lui apprenait l'Anglais. "Ce sont des personnes agréables, ils ont appris à parler espagnol, nous leur enseignions à marchander les prix à Bogota pour qu'ils demander une réduction".

Et maintenant ?

Jhon a raconté qu'il avait toujours pensé rechercher la liberté par ses propres moyens et c'est pourquoi il s'est enfui.

Sur les 17 jours qu'il a passés dans la forêt, il a rapporté de nouveaux détails.

Il a raconté qu'il était guidé par la position du soleil et qu'il reposait à midi pour ne pas se perdre; qu'il avait pensé mourir de faim quand le riz qu'il avait gardé dans des poches s'est mouillé, et qu'il avait été approché par un animal féroce.

Le subintendant a expliqué que bien qu'il ait perdu la foi en Dieu il y a quatre ans, il l'avait retrouvée pendant sa fuite. "C'est Dieu qui m'indiquait par où aller. Je sentais cette présence de Dieu ".

Il a déclaré qu'il ne savait pas que les policiers qu'il avait finalement rencontrés mercredi le cherchaient. "Je ne sais pas ce que faisaient là ces policiers, je crois qu'ils étaient occupés à des fumigations de coca ou quelque chose comme cela".

Il pense que la guerrila n'est pas forte mais importante. "C'est comme une bulle qu'il suffit de perforer pour la dégonfler".

Maintenant, il espère pouvoir refaire sa vie avec son fils, ses parents et ses frères.

"Ce que je n'ai pas partagé est déjà perdu, il faut vivre pour l'avenir, parce que ce qui a été perdu est perdu à jamais".

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mardi 22 mai 2007

2007-05-20

BOGOTA, 19 mai (XINHUA) -- Le président colombien Alvaro Uribe a déclaré samedi qu'il respecterait les initiatives du nouveau président français Nicolas Sarkozy pour faire libérer l'otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt, kidnappée par une rébellion il y a cinq ans.
"Je respecte le président français. Nous sommes respectueux et réceptifs à toutes les idées qu'il pourrait avoir", a affirmé M. Uribe, réaffirmant cependant sa détermination à lutter contre lesles Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC, rebelles).

"Nous devons réitérer notre volonté pour faire échouer les terroristes ici", a souligné M. Uribe.

M. Sarkozy a affirmé vendredi son opposition à l'ordre donné par M. Uribe de déclencher une opération militaire pour faire libérer Ingrid Betancourt de crainte qu'une telle opération ne puisse entraîner de mauvaises conséquences.

Mme Betancourt, née en Colombie, avait obtenu la nationalité française après s'être mariée avec un Français. Elle a été kidnappée en février 2002 par les FARC lors de sa campagne électorale en tant que candidate du Parti des Verts.

Vendredi, le président Uribe a donné l'ordre de libérer les otages après avoir été informé des conditions de détention des FARC, racontées par un otage qui avait réussit à prendre la fuite.

John Frank Pinchao, qui avait été envelé par les FARC, avait révélé avoir vu, lors de sa détention, d'autres otages, dont Mme Betancourt, il y a moins de trois semaines.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-05/20/content_430920.htm
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Mardi 22 mai 2007
BOGOTA (AFP) - Le président colombien Alvaro Uribe a ordonné vendredi à Bogota aux responsables de l'armée de "libérer par les moyens militaires" l'otage franco-colombien Ingrid Betancourt, tandis que sa famille a été reçue par le président de la République français Nicolas Sarkozy.

"Messieurs les généraux, nous allons libérer Ingrid Betancourt et les trois Américains", a déclaré le président au cours d'une cérémonie en présence de hauts responsables de la police et de l'armée.

"Ici il n'y aura pas de petits jeux avec ces bandits des Farc (guérilla marxiste), ici il n'y a pas de zone démilitarisée", a affirme M. Uribe.

En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un "échange humanitaire" d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables exigées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'alors.

Selon le témoignage d'un sous-officier de la police, John Frank Pinchao Blanco, Ingrid Betancourt et les trois Américains sont tous détenus dans le même camp de prisonniers des rebelles, situé à la frontière avec le Brésil.

Ingrid Betancourt et son adjointe Clara Rojas sont otages de la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) depuis le 23 février 2002. Elles ont été enlevées par les FARC pendant la campagne présidentielle à laquelle Ingrid Betancourt se présentait comme candidate des Verts colombiens.

Marc Gonsalves, Keith Stansell et Thomas Howes, avaient été capturés par les FARC le 13 février 2003 quand l'avion dans lequel ils effectuaient une mission antidrogue avait été abattu par les rebelles dans le département de Caqueta (à 350 km au sud-ouest de Bogota).

Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent.

La famille d'Ingrid Betancourt a été reçue vendredi par le président de la République français Nicolas Sarkozy. "C'est un moment d'espoir et de confiance", a déclaré Mélanie Betancourt, la fille de l'otage franco-colombienne, pour qualifier son entretien vendredi avec le chef de l'Etat.

Mélanie et son frère Lorenzo, Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid, et Fabrice Delloye, sont ex-mari, père de ses enfants, étaient également lors d'une réunion qui s'est déroulée juste avant la première réunion du Conseil des ministres.

"C'est un moment très très fort", a déclaré Mélanie Betancourt aux journalistes. M. Sarkozy "nous a prouvé que sa détermination était forte (...), on sent à quel point il est s'engagé jusqu'au bout pour la libération de maman", a déclaré la jeune fille.

M. Sarkozy s'est entretenu une demi-heure jeudi soir au téléphone avec son homologue colombien Alvaro Uribe. Il s'était alors dit "déterminé à obtenir le retour d'Ingrid Betancourt".

"C'est un moment d'espoir et de confiance", a-t-elle dit. "Ca peut changer tout, le fait qu'il ait appelé lui même Uribe, c'est avec ce type de dialogue que l'on peut faire changer les choses en Colombie", a-t-elle jugé alors que les tentatives de négociation entre les FARC et le gouvernement colombien ont toujours avorté.

"Ce n'est pas une tâche facile mais j'ai la conviction en écoutant le président (Sarkozy) qu'il saura trouver une juste réponse" pour amener les deux parties à négocier, a ajouté Mélanie Betancourt.

http://www.romandie.com/afp/francais/journal/mon/070518181509.f2nrh6ph.shtml

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/europe/20070518.FAP3395/le_president_colombien_alvaro_uribe_ordonne_a_larmee_de.html
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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