Pour Ingrid et le peuple colombien

Bonjour aux visiteurs

J'espère que ce blog vous plaira ! Il est dedié à Ingrid et à la Colombie. Il sera régulièrement mis à jour par rapport à ce qui se passe d'important en Colombie sur cette situation.

Nous sommes un petit comité en lorraine et nous espèrons de nouveaux volontaires pour nous aider ! si vous voulez en savoir plus sur notre association, contactez moi ! lagavroche@hotmail.com , si vous désirez des t-shirts, des badges, cartes postales singles ou le livre "la rage au coeur" d'Ingrid à petit prix, vous pouvez nous les demander à la meme adresse ci dessus, nous possedons un stock. L'argent servira pour nos futures actions en Lorraine.

ou tout du moins un peu de pub par rapport à ce blog pour nous faire connaitre. Merci d'avance pour l'attention que vous y avez porté !

Jeudi 28 juin 2007

21/06/2007 - Radio Vatican, CyberPresse, La FM

Le 20 juin est journée mondiale des réfugiés : c'est l'occasion d'attirer l'attention sur le sort de ces personnes déracinées.

En Amérique latine, on compte des centaines de milliers de personnes à avoir été déplacées dans leurs propre pays, l’an dernier. Un phénomène particulièrement sensible en Colombie : selon le Haut Commissariat aux Réfugiés, près de 3 millions de Colombiens, ont du fuir le conflit interne, entre guérillas et gouvernement. Une fuite, souvent, de la campagne vers la ville.

L'adaptation est loin d’être simple, comme l'explique Philippe Gros, professeur à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine à Paris, et spécialiste de la Colombie

Ecouter l'interview du professeur Gros

http://62.77.60.84/audio/ra/00080342.RM

Les quartiers pauvres de Bogota dégoûtés par la libération de guérilleros

Selon les chiffres des organisations non gouvernementales, la Colombie compte environ 4 millions de «desplazados» (déplacés), surnom donné aux habitants des zones rurales qui ont été contraints à quitter la campagne pour rejoindre les villes, dans le plus total dénuement.

Dans les quartiers pauvres de Bogota où bon nombre d'habitants ont trouvé un refuge précaire après avoir fui devant les exactions des FARC, la libération de guérilleros suscite incompréhension et dégoût.

«Ces criminels ont tué mon mari et mes deux frères. Et maintenant le gouvernement va les sortir de prison. Il ferait mieux de s'occuper des victimes de la guérilla. Moi j'ai tout perdu», s'exclame Ana Tavera, une mère de famille de 26 ans.

Après le meurtre de ces proches, la jeune femme a quitté avec ses deux enfants son village de Vista Hermosa, dans le département rural de Meta (centre), pour s'établir il y a deux ans à Ciudad Bolivar, un gigantesque bidonville qui surplombe la capitale colombienne.

Le processus de libération des rebelles, impulsé par le président Alvaro Uribe pour inciter les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) à relâcher ses otages, lui arrache un rictus douloureux.

«Les guérilleros vont recommencer à prendre les armes et à voler. C'est tout ce qu'ils savent faire», grince-t-elle, affirmant ne pas croire à une libération des otages aux mains de la guérilla marxiste, la plus ancienne et importante du pays avec 17.000 hommes.

À l'intérieur de sa masure, un taudis en briques avec des caisses en guise de cloison, Bety Rozo, une grand-mère de 55 ans, qui s'occupe seule de ses trois petits-enfants, s'est réfugiée depuis 1998 à Cuidad Bolivar.

«Toute cette histoire de guérilleros libérés me fait peur», murmure-t-elle, avant d'ajouter : «J'aimerais tellement que toute cette violence s'arrête, que nous n'ayons plus à nous cacher pour pouvoir survivre».

Adossé contre un mur délabré, Alvaro Valderama, un ancien maçon de 69 ans au visage buriné, ne décolère pas. «Les FARC vont se croire intouchables, ils vont avoir l'impression de pouvoir faire ce qui leur chante», clame-t-il.

Dans ce quartier où les groupes paramilitaires font régner la terreur durant la nuit, les habitants avaient déjà crié au scandale lorsque les autorités ont adopté des mesures de clémence en faveur de ces miliciens d'extrême droite ultraviolents.

Au nom de la réconciliation nationale, le congrès colombien a promulgué l'an dernier la loi dite de «Justice et Paix», qui offre aux «paracos» des remises de peine en échange de leurs aveux, même en cas de massacres de population civile.

«Qu'est-ce que vous croyez qu'ils ont fait à leur sortie de prison ? Et bien ils ont recommencé à tuer, évidemment», affirme Alvaro Valderama, qui implore le président Uribe de lui trouver du travail afin de ne plus vivre aux crochets de ses deux fils.

Propriétaire d'une petite épicerie, David Penera, un petit homme frêle de 40 ans, souligne lui aussi le défaut de politique sociale, estimant que la libération des guérilleros «ne va rien changer du tout pour les pauvres».

«On ne sait pas ce qui va se passer. Ca risque d'être pire qu'avant, en réalité. La paix ne reviendra en Colombie que si le gouvernement prend en compte la misère qui ravage ce pays», lance-t-il.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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Mercredi 20 juin 2007



20/06/2007 - W Radio

Dans une interview avec W Radio, la soeur de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, Astrid Betancourt a déclaré que Rodrigo Granda - souvent appellé "le chancelier desFarcs", était un personnage très important pour la guérilla. C'est pourquoi elle espère bien que cette organisation va tenir compte de sa libération pour ouvrir des possibilités dans l'échange humanitaire.

"Granda n'a été jamais considéré par les Farc comme le porte-parole pour l'accord humanitaire, mais dans leur organisation, c'est un personnage très important dans la hiérarchie et c'est un personnage dont j'ai compris quil avait servi de liaison avec certains mouvements d'Amérique latine qui sympathisent avec les Farc"

Astrid Betancourt a ajouté qu'elle gardait l'espoir d'une négociation, malgré le communiqué des Farc.

"Je pense que nous devons donner un peu de temps aux Farc pour qu'ils réagissent avec un geste réciproque au geste de la libération de Granda", a dit Astrid Betancourt.

Pour sa part, l'ex conseiller de Paix Lázaro Viveros, qui avait recueilli la réponse du porte-parole des Farc Raúl Reyes, a déclaré qu'on ne savait pas quel serait le rôle futur de Rodrigo Granda, en tenant compte de la position de cette guérilla.

Il a assuré qu'il ne savait pas d'où venait la suggestion du président français Nicolás Sarkozy, de demander la libération de Rodrigo Granda; el selon lui, la réponse des Farc n'est qu'un jeu politique.


http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Mercredi 20 juin 2007

19/06/2007 - Canoe, AP, Yahoo, Terra españa, El Espectador

A Paris, un groupe de personnes se présentant comme "LE" comité de soutien a exigé lundi des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qu'elles fournissent des preuves de vie de l'otage franco-colombienne dont on reste sans nouvelles directes depuis plus de quatre ans. Son ex-époux Fabrice Delloye n'exclut pas que la candidate à l'élection présidentielle colombienne soit morte.

Ce communiqué a profondément choqué la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, et Astrid Betancourt, sa soeur.

"Quand bien même les FARC ont répété, ce week-end, qu'elle était en vie et en bonne santé, cela ne nous suffit pas (...) Si nous n'avions pas (de nouvelles directes) dans les plus brefs délais, nous serions alors conduits à considérer qu'Ingrid Betancourt est morte", prévient le Comité dans un communiqué.

"Il y a un moment où on est légitimement en droit de s'interroger sur la pertinence de notre action (...) Si cela continue sans preuve de vie, on va poser un ultimatum: si on n'a pas de preuve de vie tout s'arrête", a expliqué Hervé Marro, porte-parole du Comité, dans un entretien téléphonique à l'Associated Press. "On continuera à agir pour les autres otages, mais certainement pas avec le même poids."

Cette réaction brutale du Comité de soutien a provoqué une vive émotion et de la colère de la part de la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, et d'Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne, qui affirment dans un communiqué publié mardi matin très tôt qu'elles "ont toujours eu, et maintiennent, leur conviction qu'Ingrid est bien vivante". Les deux femmes se disent "choquées par les propos irresponsables de ceux qui laissent croire que cela pourrait ne pas être le cas".

S'inscrivant en faux contre les déclarations du Comité de soutien, elles affirment que "les actions de mobilisation et les négociations doivent continuer à tout prix" et ce jusqu'à "la libération d'Ingrid et des autres otages".

Ce "Comité de soutien à Ingrid Betancourt", proche de Mélanie Betancourt, qui a critiqué par le passé l'attitude du gouvernement français jugé insuffisamment ferme avec le président colombien Alvaro Uribe, sera reçu jeudi matin par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Ingrid Betancourt, sénatrice écologiste de 45 ans, mère de deux enfants, Lorenzo et Mélanie, a été enlevée par la guérilla d'extrême gauche le 23 février 2002 avec sa directrice de campagne Clara Rojas. En 2003, dans un enregistrement vidéo, elle appelait à des négociations entre les FARC et le gouvernement de Bogota. Depuis, un otage récemment libéré a déclaré qu'il l'avait côtoyée et qu'elle se portait bien mais il n'existe pas de preuve de vie directe.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Mercredi 20 juin 2007



mardi 19 juin 2007 par Sylvie CARDONA

Des études scientifiques ont démontré que les herbicides à base de glyphosate, utilisés pour éliminer les plantations de coca en Colombie sont responsables de dommages causant l’altération des chromosomes de la population locale.

En effet, l’herbicide est largué à partir d’avions qui survolent les champs de coca et s’étend ensuite à d’autres zones. Des études ont mis en évidence la contamination des habitants et animaux qui vivent dans un rayon de 3 km autour des plantations de coca régulièrement arrosées de glyphosate (principal composant du Round Up). Cette campagne anti-drogue est financée en grande partie par le gouvernement américain.

Les habitants qui ont subi des tests ont par ailleurs avoué souffrir de divers maux qui font leur apparition après le passage des avions : maux de tête, désordres intestinaux, troubles de la vision, vomissements, difficultés respiratoires... Les dommages causés à l’ADN des populations sont susceptibles de favoriser l’apparition de cancers, et de causer des mutations génétiques. Le niveau de concentration de Round-Up relevé autour des champs de coca est de 20 fois supérieur au taux maximum recommandé par les autorités médicales.

Le gouvernement Colombien assure que toutes les précautions sont prises lors de la pulvérisation de l’herbicide, ce que contestent les ONG locales et les chercheurs de l’Université Catholique d’Equateur. Leurs craintes ont été par ailleurs été confirmées par le rapport du Français Gilles-Eric Seralin qui démontre la haute toxicité du Round Up.

Deux autres rapports émanant de l’université Mersin en Turquie et de l’université de Pittsburg aux Etats-Unis font état des effets dévastateurs de cette méthode sur les amphibiens et poissons de la région dont le taux de mortalité est extrêmement élevé.

Ce programme a coûté un peu plus d’un milliard de dollars américains pour les trois dernières années, et une superficie de 171.613 hectares a été traitée au glyphosate en 2006... La firme américaine Monsanto, les gouvernements américains et colombiens ont évidemment mis en doute ces allégations, réclamant des preuves formelles de la toxicité du Round Up sur la vie sauvage et la population locale. Un délai supplémentaire pour permettre à ce programme de lutte anti-drogue d’être mené à son terme, sans tenir compte des dégâts irréversibles causés à la nature et aux hommes.


Source : Tierramerica, Université Catholique d’Equateur

Sylvie Cardona

Co-Fondatrice, Secrétaire Générale et Trésorière d’AVES FRANCE


http://www.aves.asso.fr/article.php3?id_article=505
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Mardi 19 juin 2007


18/06/2007 - El Colombiano, La Patria


La grande expérience diplomatique du nouvel Ambassadeur de France en Colombie lui a appris quand il faut parler, et quand il vaut mieux garder le silence...

C'est pourquoi, il est discret et franc au moment de se référer à l'accord humanitaire, mais il établit une barrière infranchissable quand il s'agira de la politique interne colombienne.

Bien qu'il n'ait présenté ses lettres de créance que mercredi de la semaine dernière, Jean-Michel Marlaud avait déjà commencé à travailler depuis plusieurs mois auparavant, non seulement pour consolider les liens entre les deux pays, mais aussi dans la recherche d'un accord humanitaire. Il aurait donc rencontré les parents des kidnappés en pouvoir des Farc.

Parce que si quelque chose est clair, c'est que la France recherchera, non seulement la liberté d'Ingrid Betancourt, mais aussi celle de tous les kidnappés du pays. La voix de ce diplomate ne tremble pas quand il assure que ce ne sera pas la France qui atteindra cet objectif, mais la Colombie. La Communauté Internationale ne fera que l'assister en cela.

Accord humanitaire

La France a promu la déclaration du G8 qui a soutenu la décision de libérer un groupe de guérilleros et Rodrigo Granda. Qu'est-ce que signifie ce soutien en termes pratiques pour la Colombie ?

"Pour la Colombie c'est très important de savoir que la Communauté internationale est attentive à à ce qui se passe dans le pays et qu'elle soutient les efforts pour rechercher une solution de paix.

Il est fondamental d'affirmer le soutien de la Communauté Internationale, pour bien montrer que le problème n'est pas considéré comme mineur. Il y a un intérêt pour ce qui se passe en Colombie, et la Communauté internationale est disposée à soutenir les efforts.

Quelles instructions avez-vous reçu du président Sarkozy pour rechercher l'accord humanitaire ?

"Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je puis dire une fois de plus que pour nous l'accord humanitaire est une priorité".

Quelques voix critiques ont déclaré que la France ne recherche que la libération d'Ingrid Betancourt...

"Non seulement nous recherchons la libération d'Ingrid, mais aussi celle de tous les kidnappés.

Actuellement, il y a un énorme mouvement d'opinion qui a commencé avec Ingrid, parce qu'elle a la nationalité française, mais quand les gens ont découvert la réalité, ils se sont rendu compte qu'il y avait beaucoup d'autres kidnappés ".

Avez-vous eu des contacts avec la famille d'Ingrid Betancourt ?

"Avant de venir j'ai parlé avec Fabrice Delloye et Melanie, l'ex mari et la fille d'Ingrid Betancourt. Et depuis mon arrivée j'ai eu des contacts avec Juan Carlos Lecompte et Yolanda Pulecio. Mais pas seulement avec eux, car en arrivant j'ai aussi organisé une rencontre avec toutes les familles des kidnappés ".

Qu'ont-ils dit lors de cette réunion ?

"L'objectif est de travailler pour qu'il y ait une libération. En outre, nous espérons recevoir des preuves de survie ".

Les parents déclarent qu'ils se fient plus à la médiation de la France que dans les libérations décidées par le Gouvernement...

"La médiation, cela signifie essayer d'aider les deux parties pour qu'elles se parlent, mais cela ne signifie pas que la Communauté internationale va trouver la solution aux problèmes. Cela, c'est l'affaire de Colombiens ".

Etes-vous d'accord pour démilitariser les communes de Florida et Pradera, comme l'ont demandé les Farc ?

"Il y a deux ans il y a eu une proposition élaborée avec la Suisse et l'Espagne pour proposer une zone de discussion. A cette époque le Gouvernement l'avait acceptée et nous sommes toujours disposés à la soutenir, mais la démilitarisation, cela ne dépend pas de nous, c'est une décision de la Colombie; qu'il s'agisse d'une zone démilitarisée ou d'une autre solution, cela n'est pas de notre ressort. La Communauté internationale peut apporter son soutien et donner une réponse positive si on lui demande d'être observatrice. Mais les décisions doivent être prise par les Colombiens ".

Y a-t-il de nouvelles propositions, de nouvelles alternatives ?

"La seule chose que je puisse dire c'est que nous avons des contacts permanents entre les trois pays et avec les autorités colombiennes, mais je ne sais pas s'il y a nouvelle proposition. Celle que nous avons faite est sur la table et elle ne peut pas être effacée ".

C'est-à-dire que vous insisterez sur la proposition d'une zone d'environ 300 kilomètres carrés dans la Vallée, où la sécurité serait prise en charge par la Communauté internationale ?

"J'insiste sur le fait qu'elle est sur la table. Il y a eu une acceptation du Gouvernement colombien et il n'y a pas encore eu de réponse claire des Farc, et c'est pourquoi elle est encore là. Mais je ne suis pas celui qui doit définir comment cette zone doit être neutralisée".

On dit que Rodrigo Granda, celui qu'on appelle "chancelier" des Farc, pourrait aller en France, cela est-il certain ?

"Granda, à travers ses déclarations, a dit que cela n'était pas dans ses prévisions".


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par Amélie publié dans : articles concernant la situation colombienne
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